Vendredi, 16h15, je sors du collège, en étant fière de moi d'avoir pensé à prendre mon parapluie, mon sac à déj, mon sac de cours, mes clés, d'avoir anticipé les photocopies de lundi, d'avoir écrit le déroulé de mes cours de quasi toute la semaine.

Je sors du collège, et mentalement, je visualise les heures qui me séparent encore du week-end : rentrer, donc, commencer à corriger mon paquet de copies de 5F, aller chercher les filles, passer prendre du pain et du fromage et aller chez mon ancienne collègue de maths, avec toute l'équipe -snif- que j'ai quittée -snif- en mutant dans mon nouveau collège.

Okay, ça me paraît pas mal, ça, si je pouvais même finir mes copies, ce serait top !

Je rentre, je bois un coup en vidant le lave-vaisselle (la vie est un éternel recommencement), j'ouvre le courrier. Rosalie est là parce qu'un prof était absent, elle a fini plus tôt, et elle a l'air un peu patraque. Sauf qu'elle a sa première séance de théâtre au collège à 16h45, c'est dommage de la râter... Elle prend un doliprane, hésite à y aller, ne sait pas, puis se décide. Je propose de la déposer en voiture, ça lui évitera en plus de courir pour être à l'heure. C'est parti.

17h15, je re-rentre, et je m'installe enfin pour commencer à corriger mes copies, en 3/4 d'heure, je peux bien avancer, c'est cool.

...

Mais dis donc ?!? Où sont passées mes copies de 5F ?!? Pourquoi elles sont pas dans mon sac ??? POURQUOI ????

Ni une ni deux, j'attrape mes clés et je cours au collège. JE COURS.
Putain de merde, il pleut. Il goutelette, même, de ces micro-gouttes très désagréables, tu vois ?
J'arrive à 17h25, la dame de service est en train de fermer les portes, mais elle a sans doute pitié de moi, dégoulinante d'un mélange de sueur et de micro goutelettes, donc elle m'autorise à entrer. Un dernier sprint pour monter 3 à 3 les marches des deux étages qui me séparent encore de mes *scrogneugneu* de copies restées dans mon *scrogneugneu* de casier, et je récupère mes précieux.

Digne, je sors du collège (avec une impression de déjà vu), mes copies sous le bras, en essayant tant bien que mal de les protéger de la pluie.

17h45, je rentre chez moi, un poil dépitée de mes auto-boulettes. Hmm.
Heureusement, Abibi a fini assez tôt pour récupérer les filles et j'ai pu corriger mes copies avant d'aller retrouver mes -regrettées- collègues ! OUF !

photo moi 29 9

Tu la connais, la crucruche qui se fatigue toute seule ?!?...