L'ascenceur émotionnel, tu connais ? C'est celui qui t'envoie tout en haut, tout en bas, en évitant de faire des palliers de décompression et en oubliant un peu le rez-de-chaussée au passage.

C'est un peu l'image qui représente le mieux la rentrée d'Anita. Après l'excitation des tests au conservatoire (étage n°19), la déception de ne pas être prise (niveau -25), le bonheur de retrouver sa prof de l'année dernière (étage n°15), la tristesse que son cours s'arrête faute de danseuses participantes (retour à l'étage -20), est arrivée la consolation de danser dans un cours de street jazz, sur recommandation de sa prof (hop, direction le 8ème étage).
C'était mercredi son premier cours de street jazz. Elle s'est sentie petite (c'est la plus jeune, faut dire), débutante (c'est le cas !), perdue, pas à sa place, et je l'ai récupérée en larmes à la fin de son cours.
Retour au douzième sous-sol...
Pas facile de trouver les mots pour encourager, rassurer, motiver, quand elle est encore toute barbouillée de ses allers-retours en ascenceur !..
Comme je suis moi-même des cours avec la même prof de danse (moderne-jazz, cette année, et j'adore ! Je ressors à chaque fois transpirante et heureuse !), j'ai pu en discuter avec elle. Elle sait qu'Anita a le caractère et l'énergie pour suivre ce cours-là, c'est pour ça qu'elle lui a proposé. Non, elle ne "plombe" pas le groupe avec sa jeunesse et son inexpérience. Au contraire.
"Anita, appuie sur l'étage 18, on remonte !"

Cet ascenceur ne concerne pas seulement la danse, ce serait trop simple, il représente toutes les émotions de ma n°2 si sensible... Je ne te cache pas que je vis des montées/descentes par procuration, et que c'est pas glop du tout. Enfin... Ça se saurait si la vie de maman était plane et jalonnée seulement de pétales de bonheur, pas vrai ?...

Cette semaine, j'ai réussi à aller une seule fois à la gym, et puis la danse, bien sûr.

Rosalie a été chez une de ses copines, et elle les a invitées un autre jour (ça a ses bons côtés de commencer tous les jours à 8h, du coup elle termine tôt !). Elle a repris le chemin de son atelier théâtre du mercredi, et l'atelier théâtre du collège a aussi commencé vendredi.

Maïté va à l'école en sautillant, elle apprend des sons, elle s'éclate à la danse (avec... la même prof, si si !) (mais je te rassure, il y a d'autres profs qu'elle sur Nantes !!!).

Côté culturel, je suis plutôt contente de réussir à lire un peu chaque soir. J'ai donc fini le deuxième volet d'Une amie prodigieuse, et j'ai adoré. Je suis assez fan du côté saga, avec tous ces personnages que tu suis de page en page. Je vais faire une pause en attendant que le dernier tome sorte en poche, mais franchement, je recommande.
J'ai entamé "Je m'appelle Lucy Barton" d'Elizabeth Strout, vu sur Pensées by Caro, et pour le moment, ça me plait bien.
Samedi soir, les filles étaient chez mes beaux-parents (parce que l'aprèm, on a fait les Pretty Woman avec une copine qui se marie en janvier, Abibi est témoin et moi grande copine, donc on a eu l'honneur de participer à la recherche d'une robe de mariée, pas vraiment de mariée, pas forcément blanche, pas noire, pas trop chère, etc etc, et on a trouvé !!!!!!!!), alors on a été au ciné. Une éternité qu'on y avait pas été tous les deux, il fallait au moins un grand film. Ce fut le cas : "120 battements par minute". Une grande et belle claque. Qui ne te remonte pas le moral du tout, hein, mais on a adoré. On en est sortis carrément sonnés, et on a eu du mal à passer une soirée légère, mais ça valait le coup tant ce film te donne une leçon de rage incroyable.

Côté boulot, j'ai fait mes premiers contrôles cette semaine, avec des résultats plutôt bons, je suis contente pour mes élèves. L'ambiance dans mon nouveau collège se précise, avec du mieux et du pas terrible, mais je m'y fais mieux.
Abibi, lui, a passé la semaine à Nantes, mais s'apprête à rentrer dans un tunnel du type tunnel sous la Manche. Gloups.
J'ai eu aussi ma première réunion de future représentante de parents (en attendant d'être élus), ce qui m'a fait rencontrer de chouettes autres parents de l'école de Maïté. Abibi, lui, rempile dans l'école d'Anita. C'est important de s'investir autrement qu'en "consommateurs" de l'école... Non ?

Ah et puis en ce moment, à table le soir, on partage chacun trois petits bonheurs de la journée. C'est rigolo de remarquer qu'il y en a systématiquement un qui tourne autour de ce qu'on mange (à la cantine ou autre) ! Ça permet de revoir sa journée sous l'angle joyeux, j'aime bien.

On a aussi fait un conseil de famille, pour mettre au point un plan d'attaque de mieux-vivre tous ensemble : chacun a ses objectifs (qui vont de mettre davantage la table à mieux se parler, en passant par davantage écouter les autres et ne pas se vexer). J'ai hâte que ça donne de premiers résultats !

En attendant, quelques bonheurs de cette semaine :

* Lundi, câlin du matin avec Maïté, maigre consolation d'un réveil un peu trop tôt à mon goût

* Mardi, avoir au téléphone la maman d'une ancienne élève

* Mercredi, le café des mamans à la sortie de l'école (je ne sais pas encore si ça pourrait devenir un rituel, mais j'ai bien aimé !)

* Jeudi, réussir à corriger mes copies sur le temps du midi

* Vendredi, partager un bon moment avec mon ancienne équipe de maths

* Samedi, une séance de shopping sur le thème "robe de mariée"

* Dimanche, un début de journée à deux, et le reste à 5

Bonne semaine à toi, de mon côté, ça va être de l'apnée (sous la Manche, on a dit) avec 5 jours de déplacement pour Abibi pour les deux semaines à venir.
À la une, à la deux, à la trois :

*GRANDE INSPIRATION*