La semaine de reprise, c'est comme la semaine d'avant les vacances : elle compte double. De là à dire qu'il faudrait envisager de supprimer les vacances, il n'y a qu'un pas que je ne franchirais pas -JAMAIS- parce que bon, aussi fatigantes soit-elles, ces deux semaines, elles entourent quand-même des vacances, quoi.

Toujours est-il que lundi matin, une fois qu'Abibi est parti prendre le train pour Paris (on avait les déplacements, maintenant, on a les déplacement à géométrie varaible : tu sais quand tu pars, tu ne sais pas quand tu rentres chez toi ! C'est ainsi qu'il a quitté à la maison, en disant qu'il serait de retour soit mardi soir, soit vendredi soir. J'a-dore.) (et il est rentré mercredi soir. *sans commentaire*), il s'est évidemment mis à pleuvoir -COMME D'HAB-, la photocopieuse était en panne, les salles n'étaient pas chauffées, aucune imprimante d'aucune sorte n'imprimait (ce qui est dommage, pour une imprimante, tu admettras). Ça a vraiment été une reprise agréable.
Je pensais en plus avoir le temps en sortant du boulot d'aller acheter le DVD des Enfoirés, mais c'était sans compter sur S., un de mes élèves de 3ème dont je suis prof principale, qui est bien relou et qui mobilise des énergies folles. Bref.
J'ai quand-même couru remplir le frigo, ouf.

Cette semaine, je me suis aussi tapé les plus gros herpès qui soient. Ça faisait longtemps que je n'en avais pas eu des comme ça ! Un sur le nez, un sur la lèvre, du genre qui défigure et qui te colle une fatigue intersidérale. Il a fallu affronter le regard de mes 125 redoutables adoleschiants (finalement bien plus bienveillants que ce qu'on pourrait croire), et surmonter mon envie irrépressible de rester sous ma couette.
Mardi soir, j'étais même couchée avant 23h (ce qui n'est pas arrivé depuis 1991, je pense), je m'endormais sur mes sujets de contrôle !...
Là aussi, une bien belle reprise.

Cette semaine, il y a eu la reprise de tout : le réveil qui sonne, les cours de danse pour Anita, Maïté et moi (elles ont dansé tout mercredi aprèm à la maison, j'aurais pu les regarder des heures, c'était d'une mignonnerie sans nom), le théâtre.
En début de semaine, Anita est retournée dormir dans sa chambre, après 2 mois et quelques de transfuge dans la chambre de Maïté. On avait trouvé cette solution pour qu'elle arrête avec ses idées noires qui l'empêchaient de trouver le sommeil, ça a marché quasi instantanément. Elle s'est mise à redormir dès qu'elle a été dans le lit du bas dans la chambre de sa Tessoeurs.
Autant te dire que je n'en menais pas large, quand je lui ai rappelé qu'elle pouvait réintégrer sa chambre, j'oscillais entre "mais oui, ça va le faire, ça y est, elle est réparée maintenant ", et le "oh punaise, et si ça recommence ???".
Finalement, nickel. Elle s'endort vite, ou en tout cas ne subit plus des heures et des heures de tempête de cerveau avec larmes et angoisses.
Je ne le dis pas trop fort, je sais que rien n'est jamais acquis, mais la psychologue qu'on a vu et qui nous a sauvé la vie est toujours accessible si besoin. Et ça, Anita le sait, ça l'apaise, on a su trouver les mots.

À part ça, je m'étais inscrite il y a quelques mois à un stage de cirque. J'ai toujours rêvé d'essayer le tissu, alors j'ai choisi Stage Aérien.
Comment dire ?...
3 heures samedi aprem, et 3 heures dimanche aprem. Un mélange de torture et de plaisir, de fierté et de douleur infinie. Je me suis rendue compte que je devrais me lancer des défis comme ça plus souvent ; que je n'ai plus 20 ans (#jevieillispasjegrandis) ; que je manque de souplesse et de force dans les bras (et d'abdos, aussi) (et...) (bref, tu as compris l'idée) ; que j'ai réussi à me dépasser (un peu) ; et que je suis capable de me transformer en schrtoumpfette de derrière les genoux (les jarrets, comme ils appellent ça). Y retourner aujourd'hui aura été un challenge à peu près aussi difficile à relever que de gravir l'Everest en tongs en plein hiver (???), et je ne suis pas peu fière d'avoir tenu le coup. Na. Dommage que je me sois coincé un truc dans le bas du dos dès les premiers essais au trapèze... J'ai pas pu faire grand-chose, mais je suis contente quand-même.

Et puis ce week-end, Rosalie avait invité des copines pour son anniv. Finies les chasses au trésor avec des énigmes à résoudre et un gâteau décoré. Que nenni. Cette fois, on a fait soirée pizzjama : des pizzas et des pyjamas.
Elles étaient 6 en tout, 6 grandes filles de 13 ans (Abibi ne s'est pas senti du tout seul au monde, pendant le repas).
Il y a Cl et M, qui sont là depuis la petite section, chaque année, malgré le déménagement de l'une en CM2, le collège différent pour l'autre. Il y a A et Cé, des nouvelles amies depuis la sixième, super copines. Il y a L, copine qui a fait des allers-retours en élémentaire, et qui l'a retrouvée au théâtre. Une bonne bande de copines, toutes mignonnes, rigolotes.
On a pris l'apéro, mangé des pizzas et un gâteau au chocolat, et elles ont regardé Pirates des Caraïbes, entassées les unes sur les autres sur des matelas dans la salle télé. Je ne préfère pas savoir à quelle heure elles se sont endormies, mais quand je suis rentrée du verre que j'ai été prendre avec deux copines, vers 1h30, elles dormaient (j'ai envie de dire ouf).
Ce matin, elles ont même eu le bon goût d'être discrètes et d'aller chercher du pain frais. Bonheur.
Enfin avec mon stage de cirque et mon pot avec mes copines, je ne les ai pas beaucoup vues non plus, elles ne m'ont pas trop embêtée !!
Ce qui est drôle, c'est qu'on a une conversation hier à l'apéro, sur la maturité des garçons de leurs classes, enfin l'immaturité en l'occurence. Elles étaient assez unanimes, et j'étais assez d'accord avec elles.
Sauf que, devine à quoi elles ont joué ?... Cache-cache, colin maillard, au loup... J'adore !

J'ai réussi à finaliser tous mes bulletins, anticiper un peu sur mon planning qui s'annonce bien chargé. La maturité (je suis une fille).

* Lundi, retrouver mes élèves, aussi dépités que moi de reprendre, mais contents quand-même !

* Mardi, inscrire Maïté au CP, ma grande fifille...

* Mercredi, accompagner la classe d'Anita à une super sortie où ils ont fabriqué un court-métrage

* Jeudi, collant à pois et robe noire

* Vendredi, le pantalon gratuit de chez Monop (enfin, payé avec ma cagnotte accumulée !)

* Samedi, la journée bien remplie

* Dimanche, il fait beau

Bonne semaine à toi, ici, c'est la saison des conseils de classe, deuxième session, qui commence.