La semaine tronquée par le lundi férié-pas férié, soit seulement 3 jours de travail, pour moi.

J'ai envie de te dire que c'était bien comme ça !

Il a fait chaud, très chaud, et c'est pas toujours facile de se concentrer... Vivement juin, tiens !

Cette semaine, il y a eu la grève, mardi, avec deux fifilles sur trois sans école. Abibi les a emmenées au bureau (ouf, il était à Nantes, pour une fois) puis il a travaillé de la maison. Et moi, ça m'a paru bien tranquille d'aller bosser en ne m'occupant que de moi, et de rentrer quand je voulais une fois la journée finie.
Rosalie, quand à elle, compte les semaines, qui sont plutôt des heures, même, avant ses vacances, et ça va arriver bien vite, d'autant qu'avec son atelier théâtre, elle a un séjour prévu à Guérande, en plus des représentations ici ou là (et donc les répétitions qui vont avec). Elle en a de la chance !...

Cette semaine, j'ai rempli mes premiers bulletins, pour mes troisièmes.
Les fleurs du jardin de ma grand-tante ont rempli de couleur mon intérieur (et ça rime) (poésie de la parfaite ménagère).
Les cafés se sont bus sur la terrasse, les doigts de pied en éventail.

Cette semaine, je n'ai encore pas été à la gym, mais depuis qu'Abibi a réparé mon vélo, je l'utilise plus souvent. Pour aller à la danse, par exemple, et même avec la rue à remonter en revenant (on l'appelle "la côte de la mort" dans la famille), j'ai pédalé pour rentrer.
La danse, à propos, me donne bien du souci : le gala approche, et comment te dire que j'ai l'impression de ne pas être prête ?!? Gloups !

Cette semaine, les filles ont pris leur part des repas : cordons bleus et haricots verts, puis poulet au curry pour le mercredi de Rosalie ; côtes de porc marinées et petits pois pour le jeudi d'Anita ; oeufs à la coque et crudités pour le vendredi de Maïté.
(Je viens de me rendre compte que ça rime ! Truc de dingue !!)
Elles ont choisi pour la semaine prochaine, on devrait se régaler.

Cette semaine, on a commencé à préparer la fête de l'école de Maïté. Au programme : spectacle par les maîtresses, et kermesse et barbec organisés par les représentants des parents. Bon, cette fête arrive pile entre le théâtre de Rosalie et notre gala de danse, avec deux conseils de classe et le spectacle de guitare d'Anita autour. Ou quand tout tombe la même semaine.
*nepasypenser nepasypenser*

Abibi est reparti mercredi matin, il est rentré jeudi soir en ayant oublié sa carte bleue dans le taxi à Belfort (champion du monde) et est reparti vendredi matin pour un week-end baston. Il n'est pas encore rentré à l'heure où j'écris ces mots (il devrait être là vers 21h), et devra préparer son sac pour la semaine, puisqu'il repart 5 jours (CINQ JOURS).
Ou le tunnel de mamantouteseule.

Quand vendredi soir, il s'est mis à pleuvoir, avec la prespective d'un week-end mamantouteseule, avec copies à corriger et bulletins à remplir, j'avoue, j'étais colère.
Et puis finalement, la pluie n'a fait que passer, les corvées du samedi (courses, déposer à un anniv, acheter des chaussons de danse blancs) se sont bien enchaînées, et l'apéro du soir (astuce repasfacile) a été bien sympa.

Dimanche, c'était la fête des mères, ça ne t'aura pas échappé.
(Gros coup de gueule pour certains magasins, qui font des offres spéciales Fête des mères sur la lessive ou le produit vaisselle, NAN MAIS JE RÊVE !?!)
J'ai eu une belle croûte toile de la part de Maïté, accompagnée d'un poème qu'elle ne connaissait pas, mais j'ai été obligée de l'ouvrir dès vendredi soir (cette petite est la patience incarnée).
Et surtout, à mon sous-entendu à peine déguisé ("c'est demain matin que vous me préparez mon petit dej, pour la fête des mères ?"), les filles ont répondu présentes. Maïté a été voir Rosalie à 8h, qui lui a dit d'aller se recoucher. Ce qu'elle a fait jusqu'à 10h.
Elles ont ensuite réveillé Anita, qui a pressé des oranges, pendant qu'elles allaient chercher du pain.
Et hop, un câlin plus tard, j'ai pu descendre les rejoindre.
J'ai adoré.
J'ai surtout adoré la discussion féministe que l'on a eue toutes les quatre. C'était pile le jour pour l'avoir, non ?...
On a parlé droit à l'avortement, avec le référendum en Irlande (c'est moi où 66 %, c'est pas non plus énorme, comme résultat ?...). On a parlé viol (avec cette pensée mythique d'Anita : "ben pourquoi ils font ça ? Si les filles elles disent non, c'est bon, ils arrêtent !" ; si seulement, ma chérie !). On a parlé Pétain, qui a inventé la fête des mères pour que les femmes fassent des enfants qui pourront devenir soldats et se battre pour la patrie (une pensée pour mamie). On a aussi dit qu'une femme pouvait décider de ne pas devenir mère. Que ce n'était pas une fin en soi.
Je n'ai jamais eu l'impression qu'avoir des enfants avait donné du sens à ma vie. Non, elle en avait déjà avant. Et elle en aura encore quand elles auront quitté la maison. Heureusement !
Il y a plein de choses qui me définissent, sans doute que mamantroisfois en fait partie. Mais ce n'est pas la seule chose qui me fasse moi.
Je suis plus tatouée que maman, d'ailleurs. 6 - 3. Alors ?
Mes fifilles, vous aurez le choix d'avoir des enfants, de ne pas en avoir, de vous marier ou pas, avec un homme bon et féministe, ou avec une femme, aussi forte que vous. Et sachez que si votre voisine, elle, choisit de ne pas prendre la pilule et d'enchaîner les grossesses, si votre copine avorte parce qu'elle ne désire pas cet enfant à ce moment-là, sachez que ça ne vous enlèvera en rien À VOUS le loisir de faire comme bon vous semble.
(Je déteste les gens qui veulent imposer aux autres leurs façons de penser, alors que ça ne change rien pour eux !...).

Et au milieu de tout ça, des petits bonheurs :

* Mardi, M. qui vient au dispositif Devoirs Faits, parce qu'elle me fait confiance

* Mercredi, le poulet au curry préparé par Rosalie, sans oignon (mais j'ai rajouté de la coriandre)

* Jeudi, Coquillette a 8 ans

* Vendredi, je termine mes copies et mes bulletins avant d'aller dormir

* Samedi, un apéro entre filles

* Dimanche, la discussion au ptit dej toutes les 4

Bonne semaine à toi, ici elle sera sans Abibi qui part 5 jours !
Qui a dit : encoooore ?!?

(moi)