Semaine dense-dense-dense.

Je ne crois pas être du genre à me noyer dans un verre d'eau. Enfin pour être honnête, je suis de ceux qui se projettent facilement quitte à angoisser devant la montagne de choses à faire. Mais j'arrive de plus en plus, à mesure que je grandis, à respirer un grand coup, et à prendre les choses une par une. Par ordre de priorité, ou par ordre de facilité, ça dépend.

Mais là, LÀ, j'atteins des niveaux de trucs-dans-la-tête, c'est un truc de malade.

Je n'ai pas eu la méga grosse patate cette semaine, je le reconnais.
Il faut dire qu'Abibi est reparti dès lundi matin pour Paris.

Dès lundi soir, Rosalie a ramené un 0 en chinois pour avoir triché. Sauf qu'elle m'a d'abord menti en m'assurant qu'elle n'avait pas triché, que la prof avait cru que, mais qu'elle n'était pas une tricheuse, non, ah ça non.
Ce n'est qu'au pied du mur (le mur étant symbolisé par le mot que j'ai écrit dans son carnet, et qui disait à peu près ceci : "Madame, je viens de prendre connaissance de la copie de Rosalie, qui a eu 0 pour avoir triché. Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur les circonstances de la triche, que je puisse en reparler avec elle et que cela ne se reproduise plus ? Merci d'avance !") qu'elle a été obligée d'avouer.
(Et autant te dire que le mot n'a pas été signé, encore)
Ça m'a passablement rendue folle de rage énervée. Je déteste le mensonge, surtout que j'ai posé la question plusieurs fois. J'ai été aussi déçue que triste qu'elle me mente.
Je sais, je sais, j'en verrai d'autres, c'est normal pour les ados de mentir à leurs parents, mais autant te dire qu'on a sorti l'artillerie lourde pour lui passer l'envie de recommencer. Punie de portable, pas le droit d'aller sur Instagram avec la tablette ou l'ordi, punie de lecture. Et sarcasmes dès que possible. C'est moche, mais on ne peut pas s'empêcher de sortir un petit "tu nous mens, là, ou pas ?!?" quand elle nous dit un truc.
Elle est assez péteuse (et même plus) (dans ses petits souliers) (expression de vieille), je pense qu'elle retiendra la leçon. D'autant qu'on a ajouté à tout ça une petite explication sur l'interdiction de passer un examen pendant 5 ans en cas de triche à un examen national.
Bon.
Ça m'a pas mal minée, je l'avoue.

Mercredi, en plus de mes allers-retours à la danse, j'ai donné un coup de main à ma prof de danse pour vendre les places pour le gala. Ça m'a pas mal occupée.

Jeudi soir, toujours aussi zen, j'ai subi ma dernière heure de 4ème, j'ai enchaîné avec mon conseil de classe en tant que PP avec une principale pas super zen elle non plus, et j'ai eu droit à une colère de Maïté et des larmes d'Anita une fois rentrées à la maison.
Pour ma survie mentale, je les ai mises à table, couchée, et je me suis commandé un bo-bun sur Deliveroo, pour dîner peinarde devant la télé. Mince, quoi.

Vendredi, plutôt chouette journée, avec des oraux de brevet toute la journée. J'ai vu passer une quinzaine d'élèves en tout, avec de belles prestations, d'autres plus moyennes, mais globalement, j'ai vraiment aimé écouter, débattre et évaluer ces élèves que je ne connaissais pas.
Quand je suis rentrée à la maison, vers 16h, Abibi était déjà rentré, on a même pu aller faire un tour en vélo avant d'aller chercher les filles. L'apéro sur la terrasse tous les 5 a eu un goût d'Aaaaaaaaaaaahhhhhhh et d'Enfiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin.

Samedi matin, réveil matinal pour Rosalie qui avait RV pour répéter à 9h. Heureusement, elle n'a réveillé personne, et nous avons pu dormir jusqu'à 10h30. Ouf.
L'aprem, Maïté a été à l'anniversaire d'une de ses copines, qui habite dans l'immeuble d'en face, et une fois qu'on l'a récupérée, on a été voir Rosalie jouer la pièce qu'elle répète avec le club théâtre de son collège. Un beau moment. C'est toujours émouvant de voir le travail d'une année, surtout quand il est aussi chouette. Un conte chinois avec une mise en scène très sympa, des enfants sérieux et investis, c'était un bonheur. On a terminé la soirée au resto avec les parents d'une copine de Roro et nos 6 filles. Très chouette !

Et aujourd'hui, comment dire ?...
Roro était invitée à l'anniversaire de sa meilleure copine de primaire, elle allait faire de l'accrobranche. Nous, on avait décidé de s'entraîner pour nos vacances à vélo de cet été, donc on avait prévu d'aller déjeuner chez des copains qui habitent au bord de l'Erdre, à 20 km de Nantes.
Sur le papier, c'était sympa : il faisait beau, on devait rouler au bord de l'Erdre, donc, et on était attendus pour un barbec. Okay.
Comme on s'est couchés tard, on n'a pas voulu mettre le réveil. Résultat, on était prêt à partir à 11h. Bon.
Au bout de 20 minutes, Maïté a plongé dans l'Erdre avec son vélo. Elle a mal géré un virage, et hop. Plouf. J'ai eu une des trouilles de ma vie. La voir plonger la tête la première dans l'eau, toute habillée, je te jure, c'était horrible. J'ai jeté mon vélo, j'ai hurlé, Abibi a sauté à l'eau pour les rattraper, elle et son vélo. Elle est remontée sur son vélo presqu'aussitôt, pour sécher, et on est repartis.
(Moi, perso, JAMAIS je n'aurais continué trempée comme elle l'était !!!)
Une heure plus tard, deuxième grosse grosse trouille, mais pour Anita, cette fois (c'est bien, on alterne). On était en forêt (toujours au bord de l'Erdre). Elle ne nous a pas attendu à un carrefour, et quand on est arrivés quelques minutes après, on ne savait pas par où elle était allée. On l'a appelée, de plus en plus fort, on est partis chacun d'un côté, j'ai demandé aux quelques joggers que je croisais, rien. J'ai hurlé, et j'ai pensé "voilà, c'est ça que ressentent les gens qui perdent tout en 3 minutes". L'angoisse totale. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, j'ai eu l'impression que ça avait duré un quart d'heure, avant qu'Abibi ne revienne avec elle... Sans doute que ça n'a pas dépassé les 5 minutes, sans doute, mais ça m'a paru interminable.
La chance qu'on a eue, c'est que j'ai toujours dit à mes filles que si elles se perdaient, il fallait qu'elles restent là où elles se trouvaient, et qu'on viendrait les chercher. Anita n'a donc pas bougé de sa place, une fois qu'elle s'est aperçue qu'elle nous avait semés. Elle n'a pas pris le risque de se perdre encore plus. Et Abibi a pu la récupérer sur l'un des 3 chemins possibles. J'ai eu si peur... Elle aussi, je crois. On s'est fait des gros câlins, je l'ai serrée fort-fort-fort. Oh la la... Que d'émotions !...
Après ça, on a encore pédalé une heure et demie avant d'arriver à destination. Mais on était entiers et vivants !!!
(Après une tentative de noyade, une tentative de perte et deux crises cardiaques pour moi, c'est une belle performance, non ?..)
Pour le retour, au moment de faire la route dans l'autre sens, un orage a grondé. Nos copains ont eu pitié de nous et nous ont ramené en voiture. OUF !
Les filles ont pu retrouver la maison sans être dégoutées du vélo (je pense que les 20 derniers kilomètres auraient été de trop !!! Surtout sous la pluie et l'orage !). OUF (RE).

En tout cas, ce soir, je suis un peu sonnée...

Mais il faut pourtant repartir pour une nouvelle semaine, avec les derniers contrôles (et donc les dernières copies), puis les bulletins, divers RV médicaux (le gastroentérologue pour moi, la psychologue pour Anita), la soirée chorale d'Anita, le conseil d'école de Maïté, le séjour au Printemps théâtral pour Rosalie (3 jours à Guérande avec son atelier du collège), et j'en passe...

*soupir*

Mieux vaut ne retenir que le bon, non ?...

* Lundi, finir à 15h30, et avoir le temps de travailler avant d'aller chercher les filles

* Mardi, écouter deux de mes élèves de 3ème en oral blanc, un super boulot

* Mercredi, notre choré commence à rentrer

* Jeudi, sortir à temps de mon conseil de classe et être à l'heure à l'école

* Vendredi, l'apéro tous les 5, ENFIN !!!

* Samedi, applaudir Rosalie sur scène, pour son spectacle de théâtre n°1

* Dimanche, le tiramisu de nos copains, sur leur terrasse

Bonne semaine, je retourne dans mon tunnel !...