Au moment où tu liras ces lignes, je serai partie sur les routes, en vélo.

On s'est mis en tête un truc un peu fou-fou (pour qui me connaît, en tout cas) ; faire un bout de la Loire à vélo.
Maïté fait du vélo sans roulette depuis quelques semaines, et là, Abibi s'est dit "qu'à cela ne tienne, partons donc sur les chemins !!!".
Mouais, donc, voilà, on y est.

dessin vélo

(Ouais, j'ai une drôle de façon de préparer mes affaires, moi !)

J'en parle comme si on était complètement tarés, mais on s'est quand-même un peu préparés. Déjà, on a fait du vélo dès qu'on a pu. Et si tu survis à la ville, avec un enfant fraîchement autonome en vélo, tu peux survivre à tout. Même à un saut dans l'Erdre la tête la première et une perte en forêt.
Et puis on en a parlé avec des gens qui s'y connaissent, ma cousine et son amoureux, spécialistes du vélo itinérant (toute la côte Ouest des États-Unis, c'est pas de la gnognotte), des copains qui envisagent un trip du même style (c'est d'ailleurs parce qu'ils en ont parlé qu'on a eu l'idée !), des copines qui ont fait un bout de la Loire à vélo (mais pas le même que nous).

On a choisi notre trajet, en voulant quitter la maison en vélo.
Cap vers Angers, pour la bonne raison que c'est à presque 100 km (j'aime les comptes presque ronds), et qu'on peut y prendre le train pour rentrer. Ma cousine nous a déconseillé le trajet aller-retour, parce que ça peut être déprimant de rouler tout en sachant qu'on devra tout refaire dans l'autre sens ! Vaut mieux faire une boucle, ou prévoir le trajet retour.
On a calé nos dates, entre l'île de Ré et Thonon-les-Bains.
Et on a affiné notre équipement.

Concrètement : on utilise nos 5 vélos. Ils ne sont pas forcément faits pour du cyclo-tourisme (assez lourds, par exemple), mais on s'est dit que ça irait bien pour un galop d'essai.
On a dû investir dans des casques pour Rosalie, Abibi et moi, une tente 3 places pour les filles, une sacoche, 5 cyclistes rembourrés.
On nous a prêté une carriole, une tente 2 places, 2 paires de sacoches.

Côté fringues : on a chacun une tenue pour véloter, et une tenue pour le soir. En vrai, j'ai un peu triché, j'ai rajouté une deuxième tenue pour le soir, et un deuxième tee-shirt pour la journée... On a aussi pris des tongs pour chacun, des K-ways.

Dans la carriole (devine qui la tire ?!?) (un indice : ce n'est pas moi !!) : les tentes, les matelas (on a pris 1 deux-places pour les filles, et 2 auto-gonflants pour nous), les duvets, nos fringues.
Dans les sacoches sur le vélo de Rosalie : les affaires de baignade, les tongs, les doudous, les bouquins.
Dans les sacoches sur mon vélo : la trousse à pharmacie, la crème solaire, de l'eau + le pique-nique sur le plateau à lavant de mon vélo.
Dans la sacoche du vélo d'Abibi : le kit de réparation, de quoi manger les jours suivants, les pulls.
Dans le panier d'Anita : un petit sac avec ses affaires.
Dans la pochette du guidon de Maïté : Grumpf, son doudou.

On a prévu nos étapes en ne dépassant pas 30 km par jour, ne sachant pas du tout comment Maïté va tenir le coup, surtout avec la chaleur annoncée... Mais au pire, on s'arrête quand on n'en peut plus, pas vrai ? (Ou même avant, ce serait mieux ^^).

On a réservé les différents campings, plus pour se motiver à avancer, parce que si on décide de ralentir le rythme, il y a des campings tout le long de la Loire. Donc on annulera ceux qu'on avait appelé. Hop.
On a pris des billets de train d'Angers mardi midi, on pourra y mettre nos vélos puisque ce sont des TER.

Quoi d'autre ? Ils annoncent méga chaud, pas très beau pour ce week-end, on part un peu à l'aventure, mais avec Abibi, je n'ai peur de rien.
- OU PRESQUE -

Je te raconterai notre périple !