C'est pendant que je vis une semaine cauchemardesque (et je pèse mes mots) que je décide de jouer la carte de la téléportation une semaine en arrière.
Ou la thérapie par l'évasion.

J'ai eu l'immense bonheur de vivre une semaine parfaite à la montagne, bien entourée.
On est partis au Grand Bornand, avec "quelques" copains.
Bon, ok, on était 30. 14 adultes, 14 enfants et 2 bébés. Rien que ça.
Pour l'occasion, on s'est offert une petite folie, un châlet incroyable à quelques kilomètres du village du Grand Bornand, en Savoie. Il était divisé en 4 appartements distincts, mais on avait aussi accès à une salle commune (avec des tables pour manger, un salon avec cheminée et une salle de jeux). Et surtout, cerise sur le gâteau, une piscine, un sauna et une salle de sports (note que je n'ai pas mis les pieds dans cette dernière, hein). Je n'oublie pas non plus les luges à disposition, les casiers chauffants pour les chaussures de ski (le luxe suprême), le pain livré tous les matins, les lits aussi confortables qu'un hôtel 5 étoiles (ces oreilleux, mon dieu !..) et la navette à 50 m de la porte.

Bref, si tu ajoutes à ça des conditions climatiques de FOLAÏ (25 cm les deux premiers jours, et du soleil à gogo le reste du temps, donc de la poudreuse) (sans déconner, ça faisait longtemps que je n'avais pas skié sur de la neige pareille), tu as tous les ingrédients pour une semaine réussie.

Tous les matins, on déposait 13/14 ème des enfants en cours (de l'ourson à la troisième étoile).
6/7 ème des adultes + Rosalie avaient donc 2h15 de liberté pour dévaler le plus de pistes possible. Youhou !!!
À midi, on pique-niquait avant de repartir skier tous ensemble, ou par petits groupes. C'était très émouvant de voir nos petits canards à la queuleuleu, tantôt se tirant la bourre pour être le premier, tantôt se tendant la main pour se relever ou se tirer dans les chemins.
Le soir, il y avait toujours une session luge et/ou piscine pour les enfants. Une fois couchés, on se retrouvait entre nous pour rigoler, bavarder, jouer.

Le kiff absolu.

Pour la logistique, on était 7 familles, et chacune avait prévu un dîner, avec les courses qui allaient avec. On avait aussi apporté de quoi petit-déjeuner, et de quoi faire des pique-niques pour les midis.
On s'était un peu rencardés avant, hein, histoire de ne pas se retrouver avec 7 tartiflettes. On a eu des menus variés : tartiflette (quand-même) ; saucisses lentilles ; magret de canard à la mangue et riz ; fondue savoyarde (parce que bon) ; hachis parmentier ; gratin de crozets aux poireaux ; boeuf bourguignon. Miam.

Et puis la semaine s'est terminée par un moment d'une beauté inouïe. Le genre de moment où tu te dis "et après... je peux mourir tranquille". Rien que ça.
Jeudi et vendredi, on a fait deux groupes, un qui s'occupait des enfants et un qui kiffait sa race. J'ai été dans la team Vendredi, avec Abibi et Rosalie, entre autres. On a pris le dernier télésiège, pour monter tout en haut, tout en haut, tout en haut de la montagne.
Et on a regardé le spectacle. Le soleil a pris son temps, ce n'était pas important, on avait tout le nôtre. Et puis on avait apporté de quoi nous réchauffer !
Le soleil a fini par se coucher, donnant au ciel des allures d'infini, je te promets, c'était fou.
Il a fallu redescendre, tout en bas, sans perdre de temps cette fois, pour gagner notre course contre la pénombre. Là aussi ça a été incroyable, cette longue descente seuls au monde !

Je pars au ski depuis mes 3 ans. Chaque année, mes parents nous emmenaient, mes soeurs et moi, entre 2 et 4 semaines. À Noël à Châtel, et en février aux Orres. J'ai des souvenirs de chacune de ces semaines (ou presque) tant elles ont rythmées mon enfance. En dehors du niveau de ski qu'ils m'ont permis d'atteindre, je ne les remercierai jamais assez pour m'avoir permis de vivre ça. Et à mon tour, je suis heureuse de partager ça avec mes filles.
La montagne enneigée, je crois bien que ce sont mes vacances préférées. Les activités sont toutes trouvées, fatigantes comme il faut et on a le droit de se goinfrer de fromage sans complexe. Le pied.

Je crois que je pourrais échanger une semaine au ski contre 3 semaines de vacances d'été. Ouaip.
J'entendais l'autre jour à la radio qu'un pourcentage infime des français partent au ski chaque année. Je sais combien on a de la chance de pouvoir se le permettre, parce que le trajet, le châlet, les forfaits, le matériel, ça coûte deux reins.

Mais tu sais quoi ? Ça les vaut carrément.

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